Dennis Hopper, acteur, réalisateur, peintre et photographe a disparu samedi dernier à 74 ans.
Moins connu comme photographe, Dennis Hopper a pourtant pratiqué la prise de vue toute sa vie depuis le jour où son oncle lui offre un Graflex en 1951. Comme Cartier-Bresson ou Capa, il aimait saisir l’instant décisif de son quotidien à Los Angeles ou New York dans la rue comme dans les milieux arty où il évoluait.
Andy Warhol, 1963 - Copyright: Dennis Hopper
Hopper s’est vraiment lancé dans la photographie en 1961 après que sa première femme Brooke Hayward lui eut offert un Nikon 35mm pour son anniversaire. Ainsi, en octobre 2008, l’exposition « Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood » à la Cinémathèque française mettait en lumière ses talents de portraitiste. On peut découvrir des portraits des personnalités de l’époque : Paul Newman, Andy Warhol, Jane Fonda ou Martin Luther King.
Paul Newman, 1964 - Copyright: Dennis Hopper
Signalons que la maison Taschen a sorti récemment une très luxueuse édition limitée à 1500 exemplaires (1000 $ pièce !) sur cet âge d’or Hollywoodien vu à travers l’objectif de Dennis Hopper : Dennis Hopper: Photographs 1961-1967. Un témoignage unique.
Enfin, de cet artiste américain protéiforme, nous retiendrons ses performances exceptionnelles dans plusieurs films qui ont marqué leurs générations :
- La fureur de vivre de Nicholas Ray où il se fait remarquer en 1955 aux côtés de son ami James Dean
- Easy Rider en 1969 qu’il réalise et dans lequel il joue aux côtés de Jack Nicholson et Peter Fonda. Ce film a reçu le premier prix à Cannes et restera un succès intemporel.
- L’Ami Américain de Wim Wenders en 1977
- Apocalypse Now de Francis Ford Coppola en 1979 où il incarne un photographe peu à peu rongé par la démence de la guerre du Vietnam. Cette icône du photojournaliste de guerre, avec son collier d’appareils Nikon est restée. Il revient sur ce rôle mythique dans cette vidéo :


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