Le jeudi 29 mars dans les locaux de la Nikon School s'est tenu le jury de la 49ème édition de la Bourse du Talent Reportage organisée par le magazine Photographie.com et soutenue par Nikon et le laboratoire Picto.
Cette bourse a été dédiée au photographe Rémi Ochlik, mort sous le feu de l'armée syrienne à Holms. Le travail sur le printemps arabe qu'il avait présenté pour cette bourse du talent sera exposé à la Bilbliothèque Nationale de France avec celui du lauréat.
Joan Bardeletti
Le choix du jury s'est porté sur le dossier de Joan Bardeletti dont le travail raconte le quotidien de migrants africains partis de Libye et transférés par les autorités italiennes dans la station de ski de Montecampionne. En les photographiant dans leur vie quotidienne avec les gilets de sauvetage qu'ils portaient sur eux au moment de toucher la terre italienne, le photographe propose une approche inhabituelle du reportage qui met en scène ses sujets sans les diriger, avec un choix formel qui ne trahit en rien la réalité, et augmente l’impact du questionnement sur l'intégration des migrants dans notre société.
Le jury était composé de Daphné Anglès (rédactrice photo Europe pour The New York Times), Jérome Sother (Directeur artistique Galerie Gwinzegal), Lionel Charrier (Agence Myop), Thomas Doubliez (Responsable de projets spéciaux à l'Agence VU') et Frédérique Founès (Agence Signature).
Photos Joan Bardeletti
Pour voir le portfolio primé en entier, cliquez ICI
Les systèmes de réduction de vibration (VR) visent à compenser les flous provoqués par de petits mouvements involontaires (mains tremblantes, prises de vues à partir d'un véhicule en mouvement etc.) connus communément comme le flou de bougé.
Le module de réduction de vibrations d'une optique NIKKOR
Le système VR se trouve monté dans de nombreux produits Nikon, tels que des objectifs interchangeables pour reflex, appareils photo numériques et jumelles. Dans cet article, les principes du système VR seront expliqués en utilisant un objectif interchangeable sur un appareil réflex (SLR) comme exemple.
La figure 1 montre comment la lumière de l'objet (A) atteint le plan focal (A') à travers l’objectif. Sans le flou de bougé, la lumière de (A) converge en (A’).
Toutefois, si l’objectif de l’appareil photo se déplace vers le haut ou vers le bas (c-à-d mouvement de l’appareil photo - voir la flèche), la lumière de (A) va converger vers (A’’). Cet écart provoque un flou de l'image. Le système VR fonctionne en ajustant la lentille pour compenser le bougé de l’appareil photo et de faire en sorte que la lumière de (A) converge effectivement en (A'). Chaque unité VR contient des éléments optiques et moteurs d'entraînement pour y atteindre ce but.
Fig. 1
Afin de simplifier, ce diagramme ne montre qu’un seul élément optique de l’objectif, dans la réalité un objectif interchangeable comporte un grand nombre d’éléments optiques (lentilles) .
Pour compenser les flous provoqués par tremblement de l'appareil, la vitesse angulaire (quantité de flou de bougé) doit être détectée avec précision. Deux capteurs de vitesse angulaire sont utilisés dans le système VR.
L’un détecte le "tangage" (mouvement vertical), tandis que l'autre détecte le mouvement horizontal). Les mouvements en diagonale sont détectés par la combinaison des résultats des deux capteurs. Ces capteurs détectent les mouvements de l’appareil comme la vitesse angulaire à chaque millième de seconde.
Ces données de vitesse angulaire sont envoyées à un micro-ordinateur intégré à l'objectif, et qui calcule alors l’importance de la compensation nécessaire.
Dès que ces données sont transmises à l'unité VR, les ajustements sont effectués instantanément. (Fig. 2)
Fig. 2
La détection des mouvements et la compensation se font respectivement par deux capteurs et deux moteurs qui agissent simultanément.
Le micro-ordinateur intégré calcule la quantité de mouvement de lentille nécessaire à l'aide des données provenant des capteurs de vitesse angulaire. Les commandes sont envoyées à deux VCMs qui déplacent la lentille VR dans une direction particulière. Ceci est commandé par le courant électrique à l'intérieur du champ magnétique du VCM. Un des moteurs contrôlera la verticale, tandis que l’autre contrôlera l’horizontal, leur travail respectif étant simultané afin de compenser les mouvements en diagonale.
Avec la plupart des objectifs VR interchangeables, la fonction VR est activée en appuyant légèrement sur le déclencheur. Quand un photographe recompose un cadrage tout en gardant le déclencheur légèrement enfoncé, le système peut instantanément savoir si les mouvements de l’appareil photo sont intentionnels ou causés par le tremblement de la caméra et donc agir en conséquence.
Par exemple le système VR ne compensera pas pour un mouvement de recadrage de l’appareil photo, parce que si c'était le cas, le photographe pourrait alors rencontrer de sérieuses difficultés dans l'accomplissement de la composition désirée.
Le système VR de Nikon modifie les algorithmes de fonctionnement lorsque le déclencheur est légèrement sollicité et pendant l'exposition. Par conséquent, lorsque le déclencheur est légèrement sollicité, l’objectif VR vous donne dans le viseur une image toute en douceur.
Pendant l'exposition par contre, l'algorithme se modifie pour compenser tout mouvement léger. Qui plus est, juste avant l'exposition, l'objectif VR sera remis à la position centrale (axe optique) à partir d'une position excentrée qui est un résultat de l'opération pendant laquelle le déclencheur est légèrement sollicité.
Comme la valeur de décentrement de la lentille VR est limitée, cette opération optimise les effets VR ainsi que la performance optique.
Seul Nikon dispose de cette fonctionnalité de "centrage avant l'exposition". (Fig. 3)
Fig. 3
Le flou provoqué par le tremblement de l’appareil photo se produit généralement avec des vitesses d'obturation plus lentes que 1 / [Focale] en équivalent 35mm.
Les derniers objectifs Nikon VRII offrent la possibilité de photographier à des vitesses d'obturation plus rapide de 4 crans.
Lorsque l'objectif AF-S DX VR Zoom-Nikkor 18-200mm f/3.5-5.6G IF-ED est utilisé à la focale 200mm: un photographe faisant une photo à une vitesse d'obturation 1/125e de seconde peut éviter le flou de bougé dans 70% des cas.
En utilisant le système VR, il ou elle peut obtenir les mêmes résultats à une vitesse de 1/8e de seconde (4 crans plus lents que 1/125e de seconde: 1/60-1/30-1/15-1/8) *.
* L’effet du système VR varie selon le photographe.
Le système VR de Nikon est capable de compenser des flous aussi importants que sur l'image ci-dessus.
En plus du système de "centrage avant l'exposition" le système VR de Nikon offre un mode Normal et un mode Actif, des technologies originales pour vous aider à assurer dans les situations de prises de vues très différentes. En mode Normal, les mouvements lents et prolongés de l’appareil photo sont considérés comme étant un recadrage ou une recomposition et le système VR est contrôlé en conséquence. En mode actif par contre, même de grandes quantités de mouvement de l’appareil photo sont compensées pour donner une image en douceur dans le viseur. Ce mode est particulièrement utile lorsque vous photographiez à partir d'un véhicule en mouvement ou d'une autre position que l’on peut qualifier d’instable.
Un trépied est généralement admis pour éviter le flou d'image, mais le flou de bougé peut se produire en raison des mouvements du miroir à retour rapide ou du rideau d'obturation, ou même du vent. Ce mouvement flou de bougé a des caractéristiques différentes par rapport au flou de bougé provoqué par des prises de vues à main levée. La technologie VR de Nikon permet de détecter et de compenser également ce type de tremblement ou de vibration de l'appareil photo.
(Remarque: certains objectifs VR ne disposent pas de cette fonction.)
Nikon a développé ses technologies originales VR en appliquant rigoureusement l'étude des divers aspects de bougé d’un appareil photo.
Version en langue française de Mars 2012. Nos remerciements à Pol F. Gillard pour son aimable traduction.
« Les Photographies de l’année » récompensent les meilleurs photographes professionnels dans 15 catégories en partenariat avec Nikon.
Photo Rémi Ochlik
Les résultats du concours des «Photographies de l’année » ont été révélés samedi 24 mars et consacrent le photographe disparu Rémi Ochlik. Depuis la création de l’évènement en 2009 à l’initiative de l’Agence pour la Promotion de la Photographie Professionnelle en France, Nikon soutient et parraine ce concours d’envergure européenne par une dotation visant à aider les photographes professionnels.
Rémi Ochlik, photographe de guerre français mort en Syrie le 22 février 2012 lors du bombardement du centre de presse dans lequel il se trouvait, reçoit le prix de la « Photographie de l’année »* pour son reportage en Libye. Rémi avait 28 ans mais déjà une expérience remarquable en tant que photoreporter : il avait couvert Haïti en 2004, la RDC en 2008 ou encore les révolutions arabes de 2011 et avait fondé avec Christophe Bertolin et Grégory Boissy l’agence IP3.
Au total, ce sont 15 photographes professionnels qui ont été récompensés pour leur travaux dans autant de spécialités photographiques : photographie animalière, architecture, culinaire, humaniste, mariage, mode et beauté, nature et environnement, nature morte, portrait, paysage, reportage, spectacle, sport, création numérique et « jeune talent » auxquelles s’ajoutent la Photographie de l’année et un trophée d’honneur remis cette année à Marc Garanger pour l’ensemble de sa carrière.
Photo de Alain Ernoult, prix de la « Photographie de l’année » dans la catégorie photographie animalière
La volonté des organisateurs et des partenaires de la « Photographie de l’année » est de promouvoir les talents que compte le métier et de leur offrir une dotation pour pouvoir continuer à exercer. Car en dehors de ce prix, la photographie est la seule activité à ne pas être récompensé par un prix professionnel.
La remise des prix a eu lieu le 24 mars 2012 lors d’une cérémonie réunissant les finalistes (3 par thème), les partenaires, la presse et le monde de la photographie en France et en Europe. Le Jury était composé de Pierre Delaunay, formateur et conférencier, fondateur du festival de photojournalisme Barrobjectif ; Magdalena Herrera, directrice photo au magazine GEO, Frédéric Sautereau, photographe indépendant et dernier lauréat de la Photographie de l’année ; Philippe Schlienger, photographe indépendant, directeur de création et propriétaire d’une galerie d’art.
Ben Saunders est un aventurier aguerri. En 2004, il a été la 3e personne à skier seul jusqu’au Pôle Nord et le plus jeune par une marge de 10 ans sur ses prédécesseurs. Un exploit qu’il à accomplit grâce à un entrainement musclé, une préparation minutieuse et du matériel choisi judicieusement.
En 2012, pour fêter les 100 ans du périple du Capitaine Scott au pôle sud, Ben va retracer sa route et cette fois il le fera en photos ! Pour cela il a choisi d’emmener avec lui le nouveau Nikon COOLPIX AW100, un appareil photo compact tout terrain qui résiste à des températures extrêmes. Vous qui êtes aussi aventuriers dans l’âme, voici quelques conseils pour photographier la prochaine fois que vous partez au pôle sud (ou dans le Jura)!
Plantez le décor
Sur de nombreuses expéditions, le travail de photographie a tendance à commencer dès l'arrivée : « nous voilà en Antarctique ». La formation et la préparation sont tout aussi fascinantes que l'expédition en elle-même, n’hésitez donc pas à photographier avant de partir !
Montrez l'ampleur du défi
Il est facile de se laisser distraire par tous les petits détails que l’on rencontre sur son chemin. Souvenez-vous toujours qu’il est important de prendre du recul, de gagner en perspective et d'essayer de montrer l'ampleur de l'environnement, du voyage et du défi.
Restez en sécurité, mais osez
J'ai photographié le moment où j'ai traversé une couche de glace très fine en train de se briser, tout en pensant « Je dois raconter cette histoire, d'une manière ou d'une autre ». Seul un appareil photo compact qui saisit rapidement l'action me le permet. Avoir le Nikon AW100, anti-choc, étanche et anti-gel est une très bonne chose, car je n'ai pas peur de l'emporter dans des situations extrêmes. Il dispose d'un mode « Contrôle Actif » qui permet de changer les réglages et de prendre des photos en secouant l'appareil d'avant en arrière. Parfait lorsque vous portez de gros gants que vous ne souhaitez pas retirer.
Impliquez les gens dans ce que vous faites
Aujourd'hui je peux créer un blog, envoyer des images et envoyer des messages chez moi tous les jours. Je peux retirer la carte mémoire de mon appareil photo, la connecter à un ordinateur de poche ou mon téléphone, puis envoyer des images seulement quelques minutes après les avoir prises.
Relatez les moments les plus durs autant que les moments les plus heureux
Il est toujours plus facile de prendre des photos lorsque vous êtes de bonne humeur, que le temps est au beau fixe et que le soleil brille, mais certaines des images dont je suis le plus fier aujourd'hui illustrent des conditions qui se sont avérées difficiles. J'ai réalisé quelques autoportraits où je suis plus que déprimé, à des moments où tout allait vraiment mal. Mais aujourd'hui, ils sont pour moi tout aussi importants que d'autres magnifiques clichés de paysages. Faites en autant !
Le Nikon COOLPIX AW100 en un clin d’œil
Étanche, anti-choc et anti-gel
Capteur d’image CMOS rétroéclairé de 16 millions de pixels
Mod Contrôle Actif pour fonctionner l'appareil d'une seule main (avec des gants)
Unité GPS, boussole électronique et carte du monde intégrées
Et vous ? Y a t'il un explorateur qui sommeil en vous ? Où comptez vous partir à l'aventure ?
Jim Brandenburg, photographe pour National Geographic spécialisé dans la photo de nature et beta-testeur Nikon, évoque les tests qu'il a pu réaliser avec le Nikon D800. Sa conclusion : "s'il n y avait qu'un seul appareil à choisir, ça serait celui-là!"
Le Nikon D4 décortiqué dans ses moindres menus par le site fstoppers. Pour tout savoir sur les nouvelles fonctionnalités audio et vidéo du D4.
Joe McNally, l'un des rares photographes à avoir utilisé le Nikon D4 avant sa commercialisation, nous a concocté un petit making off - également tourné au D4 - de ses shootings photos.
Avez-vous déjà essayé les nouveaux reflex Nikon experts ? Si ce n'est pas le cas, vous pouvez vous inscrire dès maintenant au Nikon Pro Tour qui aura lieu dans 6 villes de France du 3 au 26 avril : Bordeaux, Nantes, Paris, Lille, Aix-en-Provence et Lyon.
10 ! C’est le nombre de sélections d’Etienne Roudaut dans notre concours photo hebdomadaire sur la page Facebook. Nous avons voulu en savoir plus sur cet amateur plein de promesses… Entretien :
Bonjour Etienne, comment as-tu commencé à photographier ?
J'ai commencé il y a 10ans, et comme beaucoup: images de familles et photos souvenirs. Mais je me suis plongé dedans plus récemment en achetant un réflex, en rentrant dans les détails, en affinant mon œil et en m’impliquant davantage. Mon apprentissage de la photo est passé par l’expérimentation personnelle (merci le numérique !), les échanges sur forum internet et une grande consommation d’images: de l'amateur anonyme aux photographes incontournables.
Depuis gamin et jusqu'à que je bascule progressivement à 100% dans la photo, j'ai toujours dessiné. C’est sans doute pour cette raison que ma philosophie en photo est celle de l’image finale. Peu m’importe de savoir s’il s’agit d’une mise en scène, d’une image spontanée, une image recadrée, avec ou sans retouches : ce qui compte à mes yeux c’est l’image finale et ce qu’elle produit : esthétisme pur, interrogation, émotion, contemplation… La palette des sentiments face une image peut être vaste et c'est gagné si l'observateur ressent quelque chose en voyant l'image.
Si à mes yeux c'est le résultat qui compte, la technique me semble néanmoins vitale pour sortir une belle image. En parlant technique, je pense plus à l’observation de la lumière, la rigueur de la composition, l’approche et le cadrage, qu'à la technique photo pure (réglage du matériel). Et cet d’exercice d’observation se pratique à n’importe quel moment : avec ou sans appareil, il est important de « se former l’œil » pour voir le beau, même dans des situations simples.
Tu parles de photographes incontournables ; quelles sont tes inspirations ?
Mes livres de chevets sont tout simplement les magazines Geo, National geographic, ou le Boston Bigpicture sur internet. La photo de reportage et de voyages est celle qui me fait le plus vibrer. Sur ce domaine très vaste représenté par d’innombrables photographes, il n’y a pas une inspiration particulière sur un style donné, mais le plaisir de voir des choses toujours marquantes et qui ouvrent l’esprit autant sur la richesse des sujets photos que sur la façon de les aborder.
Tu nous proposes souvent de magnifiques photos de voyage. As-tu des conseils dans ce domaine ?
Se préparer : pour Mr tout le monde pour qui le voyage ne représente au mieux que quelques semaines, il est nécessaire de se préparer avant : perso, avant de réussir un portrait d'un parfait inconnu au bout du monde, j'ai accumulé des centaines de portraits de mes proches, puis d'inconnus parisiens pour apprendre. C'est la même chose pour le paysage : certes l'exotisme d'une destination peut apporter une vue intéressante, mais que donneraient mes paysages de voyages si je n'avais pas usé des centaines d'images sur des décors moins intéressants pour voir les subtilités de cadrage, de météo, de lumière qui font aussi la différence en paysage.
Déclencher des occasions : Même sur un lieu trop touristique, se perdre volontairement dans les arrières cours permet de faire de belles rencontres. Et quand aucune langue ne permet de communiquer, un grand sourire est une bonne entrée en matière. En paysage, on a beau préparer le terrain (avec des guides et internet on peut anticiper les panoramas qui vont s'offrir à nous), le facteur météo/lumière rend l'exercice tout aussi aléatoire. Alors il faut forcer le destin : le choix du bon côté de l'avion pour avoir la vue du ciel lors de l'arrivée sur la destination (ça ne marche pas toujours) le calage de la rando plutôt le matin ou plutôt le soir pour avoir le soleil du bon côté etc... il faut être à l’affut des opportunités visuelles : la petite brume qui se lève et qui va bien, le mec qui a l'air sympa et qui prend justement bien la lumière...
Malgré toute la préparation et les images types que j'imagine ramener d'une destination, les images intéressantes et les moments forts ne seront au final quasiment jamais ceux que j'avais imaginés....heureusement : c'est la magie des voyages.
Déclencher beaucoup : le temps en voyage est souvent trop court. Les infimes variations de cadrage ou de lumière, si celle-ci est changeante, font souvent la différence entre une bonne photo et LA photo. Je n’hésite pas à déclencher beaucoup, sans spécialement contrôler sur le coup : je sais que j’aurais plus de temps une fois de retour à la maison et je me concentre sur le moment. Soyons aussi honnête, il y aussi des photos chances: le détail qui s'invite dans le cadrage et qui donne tout le sens à l'image : ce style de chance arrive plus souvent, quand on a le doigt lourd. Un voyage de 15jours peut me faire 5000 clics : après editing j’en ressortirais une cinquantaine de photos que je trouve très bien et entre 5 et 10 qui paraîtront sur mon site... La sélection, à froid, est essentielle.
Quel matériel utilises-tu ? Et pour la retouche ?
J'utilise un Nikon D7000, parfois doublé d'un Nikon D90 de back-up et pars souvent avec 3 objectifs: ultra grand angle, standard fixe (30 ou 35mm) et petit télé zoom ou un 85mm (cela dépend de la destination et de mon humeur au moment du paquetage). Enorme préférence pour le standard qui sort une grosse moitié de mes images.
100% de mes images qui apparaissent sur le net (flickr, 500px ou site perso) passent par la case post-traitement : et ça va du traitement léger à lourd, suivant l'image (je suis daltonien: pas forcément de retenue sur les curseurs couleurs...). Ici encore pas de règles : le traitement dépend de l'image et de ce je veux au final. Après un éventuel recadrage, je travaille les contrastes/teintes/courbes par zones et par touches progressives pour arriver à renforcer la lecture de la photo comme je le souhaite.
Dans la seconde partie du projet Via PanAm – une traversée du continent américain du Chili à l’Alaska – le photojournaliste et Nikoniste Kadir van Lohuizen décrit son voyage sur les lacs de sel et dans les mines de lithium en Bolivie.
“Malgré le fait que la route panaméricaine ne traverse pas la Bolivie, je crois que ce pays est simplement trop intéressant pour ne pas l’inclure dans le projet via PanAm. Le niveau de migration interne y est élevé puisque 80% de sa population est indigène. La Bolivie arbore aussi le premier président autochtone d’Amérique Latine, Evo Morales. Ces faits, ajoutés à mon voyage précédent, me poussèrent à ajouter la Bolivie à mon périple.
J'ai découvert un train qui partait de Calama, situé dans le désert d'Atacama au Chili, jusqu'à Uyuni, dans le sud de la Bolivie. Cependant, une fois arrivé à Calama, j’étais confus : certains habitants prétendaient que le train se rendait à Uyuni alors que d’autres rapportaient le contraire. J’ai réalisé, à mon grand dam, que le bus avait pris le relais du train en tant que mode de transport le plus rapide (comme il semble être le cas dans la grande majorité des pays d’Amérique Latine).
Dans le bus, j'ai expérimenté la montée raide de l'altiplano bolivien, où la frontière est à près de 5000 mètres d'altitude. Les vues sont superbes, mais il manque de plus en plus d’oxygène et je commence à ressentir un léger mal de tête. Je m’étais promis de faire ce projet sur la terre ferme, me donnant ainsi l’occasion de rencontrer des gens sur la route et d’en apprendre davantage sur leur vie.
Pour ce projet sur la migration, je tenais aussi à comprendre les distances que parcourent les gens ici, mais les conditions routières peuvent être difficiles et les distances, longues. C’est un voyage difficile, mais la lumière dans le bus est saisissante. Je pense que je vais pouvoir prendre des photos assez convenables pendant ce voyage en autobus !
Image prise avec un Nikon D700, Lens: 17-35 f2.8 à 35mm f4.5, 1/3200, ISO800
Ça fait déjà un moment que je suis sur la route et mon équipement (le Nikon D3s, D700 et mon COOLPIX P7100), ne m’a jamais failli. Pendant que je traverse des contrées inconnues au cours des prochains mois, je continuerai à le mettre à l’épreuve en le soumettant à des altitudes très hautes, des températures extrêmes, et surtout, à des environnements très, très poussiéreux.
Avant que ce projet n’ait commencé, j'avais fait des recherches sur les pays que j’allais explorer. J’avais donc déjà une idée de quelles histoires de migration je voulais couvrir (tout en laissant place à l'imprévu!).
Une des histoires que je tenais à couvrir en Bolivie était le "Salar de Uyuni», le plus grand lac salé au monde. Le paysage est incroyable, mais la véritable histoire réside dans la récente découverte de réserves de lithium. Lithium, vous vous demandez, n’est ce pas ? Oui, le carburant qu’utilise la plupart des batteries de nos jours et surtout l’avenir des automobiles : des voitures électriques ! Donc, comme certains le disent, la Bolivie pourrait devenir le nouveau Koweït du monde, s’il se montre futé.
Image prise avec un Nikon D700, Lens à 30mm f4.5, 1/2500, ISO-200
La première mine pilote est maintenant ouverte, mais ma plus grande énigme reste à savoir comment y arriver et comment y accéder. Non seulement il est difficile d’y entrer, parce que la mine est située dans le milieu d’un lac, mais elle est de surcroît une zone interdite. Chanceux que je suis, ma liaison, Daniel Caballero, est le photographe personnel du président bolivien, ce qui lui permet de posséder un carnet d’adresse bien rempli. Avec un coup de fil bien placé au Ministère des Mines, la visite est fixée.
Je n'ai aucune idée à quoi m'attendre. A quoi donc ressemble une mine de lithium ? La vue est magique sur le chemin: l'image ci-dessous l’illustre bien- une île semble flotter dans le ciel.
Image prise avec un Nikon D3s, Lens: 105 mm f2.8, 1/1600 à f11, ISO200
Il est clair qu'il a plu - beaucoup. À l’emplacement où le Salar devrait être sec, il est toujours recouvert d'eau- et c'est là où se trouvent les mines. La surface est recouverte de près d'un demi-mètre d'eau, donc aucun moyen de marcher à travers la plaine – et puis d'ailleurs ce serait une marche d’au moins quatre heures!
Être photographe exige un œil sensible aux détails, une intuition pour reconnaitre une bonne histoire, et une bonne dose de chance. L'accessibilité est primordiale. Ainsi, si vous recherchez et analysez bien une histoire, et que vous maîtrisez le sujet, il est plus aisé d’avoir accès à des endroits où d’autres ne verront que des portes fermées. Avoir un contact qui peut vous mettre en relation avec la bonne personne vaut son pesant d’or. Parfois, il vous suffit de vous présenter à un endroit, mais plus souvent qu’autrement, ce sera impossible ; il vous faudra l’assistance d’une personne tierce.
Évidemment, les frais pour votre liaison / traducteur peuvent coûter des sous, mais ces frais vous seront «dédommagés» dans presque tous les cas parce que les images que vous serez en mesure de capturer à partir d'accès restreints en vaudront bien le prix.
Bien que je n’aie que deux semaines en Bolivie, j'ai encore deux histoires de migration que je voudrais aborder. Le prochain arrêt qui pourrait m’aider dans ma quête est le Siglo XX, les mines d'étain, situé à une altitude de 4500 mètres d'altitude.
Je suis familier avec la région parce que j’y suis venu il y a quatre ans. Les idées ne viennent pas du ciel. Ils se cristallisent quand vous lisez quelque chose (je suis l’actualité en permanence) ou quand vous avez déjà visité les lieux, comme c’est le cas en ce moment. Les mines ont officiellement cessé leurs activités dans les années 80. Par contre, elles attirent des gens provenant de toute la Bolivie qui viennent y travailler en raison du prix élevé de l'étain et de la demande mondiale. Lorsque je suis arrivé, j’ai réalisé que si je tenais à raconter cette histoire, je devais absolument aller à l’intérieur avec les mineurs.
Image prise avec un Nikon D700, Lens: 17-35 mm f2.8 à 19mm, f2.8, ISO6400
Pour être honnête, ça fait peur ; depuis que la mine a fermé, il n’y a aucunes normes de sécurité maintenues dans les tunnels. Conséquemment, des tunnels se sont effondrés et il n’y a guère de lumière, sauf celle venant des casques. Il fait froid, très froid et puis la température monte soudainement à 45 degrés! Je m’inquiète pour mes caméras car l’environnement est excessivement humide; on croirait qu’elles ont trempés dans l'eau et les optiques me donnent le même effet que de regarder à travers un épais brouillard ; malgré ça, elles continuent de fonctionner. Etonnement, je n’ai pas besoin d’ajuster l’équipement pour obtenir les photos que je veux.
La chaleur me tue et le manque d'oxygène est effrayant, me confirmant une chose : les tunnels n'ont pas été construits pour un Hollandais de deux mètres…je n’ai jamais été aussi heureux de revoir la lumière du jour !
Je veux terminer mon voyage en Bolivie en racontant l’histoire de migration des cultivateurs de coca. Un sujet intéressant puisque le président bolivien Evo Morales était lui-même un cultivateur de coca. Evo Morales comprenait que la coca a toujours fait parti intégrante de la vie en étant utilisée en médecine, pour le thé ou pour être mâchée comme le préfère certaines personnes. C’est la raison pour laquelle, lors de son ascension au pouvoir, il a changé des politiques, autrefois interdites, qui permettent aujourd’hui aux gens de cultiver la coca à des fins personnelles et de revendre de petites quantités (pour le thé par exemple).
L'environnement de travail change radicalement de celle des mines. Je quitte l’ «altiplano» pour me retrouver dans la jungle. Il ne pleut pas seulement quelques heures, mais bien pendant trois jours consécutifs ; exactement quand je dois faire mon photoreportage. J’ai déjà pris des photos sous la pluie, mais le problème cette fois-ci réside dans le fait que les agriculteurs ne ramassent pas la coca lorsqu’il pleut parce qu'ils ne peuvent pas sécher les feuilles. J’ai besoin de la photo d’un agriculteur pendant la cueillette pour compléter mon reportage, sinon il me manquerait un élément crucial.
Image prise avec un Nikon D3, Lens: 50mm f1.4 à f2.8, 1/800, ISO400
La chance me sourit finalement le dernier jour- je rencontre une famille qui fait la cueillette malgré la pluie, autrement leurs plantes et feuilles seraient trop vieilles. Il est désagréable de prendre des photos sous la pluie, par contre, vous pouvez utiliser ce matériel dans votre reportage. En outre, cette pratique est peu recommandée pour les caméras, mais je ne m’inquiète pas beaucoup puisque les appareils-photo sont bien protégés. Je dois tout de même déployer un grand effort pour garder mes objectifs à sec. Cela étant dit, photographier cette famille est une excellente façon de mettre fin à mon périple en Bolivie.
Image prise avec un Nikon D3s, Lens: 50mm f1.4, à f5, 1/32o, ISO400
Ma prochaine destination sera le Pérou : un pays vaste et extrêmement diversifié. Je fais maintenant quelques recherches afin de m’assurer que les histoires racontées sont bien équilibrées. Une des histoires traitera de l’environnement. J’espère que l’autre sera le portrait de deux familles vivant dans le Nord du Pérou et montrera deux travailleurs domestiques péruviens que j’ai suivi à Santiago où ils vivent et travaillent.
Il ne faut pas oublier la Colombie, le dur à cuir. Je sais très bien où je mettrais les pieds puisque j'y suis déjà allé trois fois, pour couvrir les conflits internes et les combats entre les guérillas, le gouvernement et les groupes paramilitaires. Ce sera un chapitre très important de mon projet puisque la Colombie possède le plus grand nombre de réfugiés internes dans le monde : un exemple de migration forcée.
Remarqué pour sa série de photo « Les âmes illuminées », Fabrice Wittner surprend par ces images hantées de fantômes en quête d’humanité dans les rues désertes de Christchurch (Nouvelle Zelande) ou Hanoï (Vietnam). Il a bien voulu prendre le temps de répondre à quelques questions sur sa démarche et la technique qu’il utilise.
Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?
J'ai commencé à travailler sur le light painting avec mon ami Hervé Baccara (Dr. Gosh, graffiti artiste) il y a déjà quelques années. En 2010, nous avons expérimenté la technique des pochoirs en créant des personnages issus de mes photos. Cette technique est très répandue dans le street art et Dr. Gosh apporta l'idée de l'appliquer au light painting. Nous avons chacun développé nos techniques respectives tout en travaillant ensemble.
Le projet Enlightened Souls a vraiment démarré à Christchurch, Nouvelle Zélande en Avril 2011 alors que je photographiais les dégâts du tremblement de terre qui avait eu lieu deux mois plus tôt. Le but était alors de documenter et soutenir à ma façon les victimes de cette tragédie, sans commune mesure dans ce pays. Pour aller plus loin, j'aimerais pouvoir organiser une enchère de tirages limités pour contribuer à aider les habitants de Christchurch.
La seconde partie à été réalisée à Hanoï durant les mois de novembre et décembre 2011. Je m'étais rendu au Vietnam pour travailler sur un projet commun avec Dr. Gosh alliant portrait et light painting. J'ai voyagé à travers le pays en septembre et octobre et durant cette période j'ai constaté que les touristes vietnamiens (citadins) et les habitants des régions plus reculées se portaient très peu de considération réciproque. J'ai trouvé l'idée plutôt drôle de faire errer des gamins issus des montagnes du Nord dans Hanoi. Ces gamins des champs qui ne verraient certainement jamais la capitale se sont donc offert un petit tour chez leurs cousins des villes. D'où le nom (« Hanoi Countryside Mice ») qui fait référence au Rat des Villes et Rat des Champs.
Peux-tu nous en dire plus sur la technique que tu as mis au point ?
L'utilisation du pochoir en light painting est le même qu'avec de la peinture. On découpe une forme et on applique la lumière à l'arrière. Pour ce qui est des réglages de l'appareil, la série ES Country Mice a été réalisée avec un Nikon D700 au NIKKOR 50mm f/1.8 et au NIKKOR 20mm f/2.8. Je règle l’ouverture entre F16 et F22 à 100 ISO. Pour certaines photos, j'ai utilisé un filtre gris afin d'assombrir encore la scène ce qui me laisse plus de temps pour peindre et déplacer l'installation du pochoir.
J'ai utilisé les outils que j'avais à ma disposition avec un budget très limité. Carton en rouleau, un peu de visserie, deux lattes en bois et deux trépieds flash. Pour peindre j'utilise un flash Elinchrom Quadra avec une softbox.
Quels sont tes projets actuels et à venir ?
Aujourd'hui, je suis à nouveau concentré sur mon activité principale, à savoir la photo outdoor. Je travaille depuis 2007 sur de la photo d'action. Ski et snowboard durant l'hiver, VTT et slackline durant l'été.
J'ai cependant d'autres projets en tête et en cours. Le retour de Dr. Gosh en France annonce un nouveau projet alliant light painting et pochoirs ; la série Enlightened Soul devrait se poursuivre au printemps lorsque j'aurais le temps de m'y consacrer à nouveau. Un autre projet qui va se poursuivre en 2012 est celui sur les minorités vietnamiennes. Le musée d'ethnologie d'Hanoï me soutient dans ce sens et je suis à présent à la recherche de partenaires afin de finaliser ce projet.
Le Nikon COOLPIX S30 : et la photo devient un jeu d’enfant ! Pour la première fois, un constructeur photo a réfléchi à un appareil conçu pour toute la famille, des petits-enfants aux grands-parents. Nikon lance le COOLPIX S30, le premier appareil familial. Etanche jusqu'à 3 mètres et anti-chocs jusqu'à 80cm de hauteur, équipé de boutons larges et de menus simples, le COOLPIX S30 est un appareil photo que toute la famille pourra maîtriser en un clin d'œil. Cet appareil doté d'un capteur de 10 millions de pixels, d'un zoom optique 3x NIKKOR, d'un écran ACL de 6,7 cm haute définition, de l'enregistrement vidéo HD 720p et de filtres incorporés est très performant et permettra à tous, petits et grands, de jouer sérieusement à la photo !
Le COOLPIX S30 se décline en deux couleurs, Rose Girly et Bleu Navy et sera proposé à partir d’avril 2012 au prix de vente estimé de 99€ TTC
C’est dans les petits pros que l’ont fait les grandes photos !
Le Nikon COOLPIX P310 se glisse facilement dans la poche et propose une qualité d’image remarquable: ouverture ultra-lumineuse de f/1.8, grand angle de 24mm avec zoom optique 4,2x, autofocus amélioré et bien sûr vidéo Full HD 1080p. Si vous êtes attachés au mode manuel, les 4 modes P, A, S, M vous raviront. Enfin, son mode HDR automatique et sa compatibilité avec les cartes Eye-Fi pour transférer vos photos en Wi-Fi sans acrobaties font de lui un appareil accompli !
Le COOLPIX P310 se décline en deux couleurs, Noir Envoûtant, Blanc Eternel et sera proposé à partir de mars 2012 au prix de vente estimé de 299€ TTC
Le Nikon COOLPIX P510 bat le record mondial du zoom le plus grand sur un compact (à date du 1/02/2012): 42x pour une plage focale s’étendant de 24mm à 1000mm ! L’optique dispose d’un système de réduction de vibration optique amélioré pour capturer des sujets très éloignés et extrêmement détaillés grâce à son capteur CMOS rétro-éclairé de 16 MP. En somme, il fera de vous un véritable paparazzi lors de vos prochains voyages !
Le COOLPIX P510 se décline en deux couleurs, Noir Envoûtant, Rouge Intense et sera proposé à partir de mars 2012 au prix de vente estimé de 399€ TTC
L’élégance, le style et la performance pour les COOLPIX S6300, S4300 et L810
Le COOLPIX S6300 est un mariage parfait entre élégance et puissance. Avec son Zoom NIKKOR 10x, il vous permet de saisir sur le vif et avec facilité les moments inoubliables. Quant au capteur CMOS rétro-éclairé, il vous assure des photos d'une clarté et d'une précision remarquable. Enfin, entre sa fonction 3D et son mode d’enregistrement vidéo Full HD (1080p), d’une simple pression de bouton, le COOLPIX S6300 a toutes les qualités requises d’un appareil photo haut de gamme.
Le COOLPIX S6300 existe en quatre couleurs : Noir Envoûtant, Rouge Crazy, Rose Paradise, Bleu Navy et sera proposé à partir de février 2012 au prix de vente estimé de 179€ TTC.
Le COOLPIX S4300 allie le meilleur de la technologie et le design. Cet appareil intelligent de 16 millions de pixels possède un écran tactile de 7.6 cm qui facilite au maximum la mise au point et la prise de photos. Le zoom NIKKOR 6x vous permettra de prendre aussi facilement des photos de groupe que des gros plans et ses effets de filtres, comme la Couleur sélective, d'enrichir vos photos aussitôt prises. Enfin, parce que le style a aussi son importance, le COOLPIX S4300 se décline en plusieurs couleurs attrayantes qui raviront les fashionistas !
Le COOLPIX S4300 se décline en deux couleurs : Noir Envoûtant, Blanc Eternel et sera proposé à partir de février 2012 au prix de vente estimé de 149€ TTC.
Avec son objectif super-zoom et son enregistrement vidéo 720p, le COOLPIX L810 offre une haute technologie facile à utiliser, pour capturer fidèlement et dans les moindres détails tous vos instants mémorables. Le mode auto simplifié optimise tous les réglages de l’appareil photo en fonction des conditions de luminosité, simplifiant à l'extrême la prise de vue. Son objectif zoom optique grand-angle extrême 26x de NIKKOR allant de 22,5 à 585 mm couvre absolument tout, des larges vues panoramiques aux actions prises à distance. La parfaite alliance entre technologie et design.
Le COOLPIX L810 se décline en trois couleurs : Noir Envoûtant, Rouge Intense, Titanium et sera proposé courant mars 2012 au prix de vente estimé de 229€ TTC
COOLPIX S9200 et S3300 : d’excellents compagnons de voyage Le Nikon COOLPIX S9200 est idéal en toute circonstance. Son zoom NIKKOR 18x (couvrant 25 - 450 mm) vous permet de saisir aussi facilement l’action à distance que les gros plans spontanés. Les 16 millions de pixels ainsi que le système de stabilisation optique garantissent un résultat net de l’image. Pour les amoureux de la vidéo, le COOLPIX S9200 offre une fonction d’enregistrement vidéo innovante qui permet de combiner directement sur l’appareil plusieurs clips vidéo. Tout en finesse, (30.6 mm d’épaisseur) malgré son zoom puissant, le COOLPIX S9200 vous suivra partout !
Le COOLPIX S9200 se décline en trois couleurs, Noir Envoûtant, Marron Glacé, Silver et sera proposé à partir de mars 2012 au prix de vente estimé de 279€ TTC.
Le COOLPIX S3300 est le digne successeur de l’appareil photo le plus vendu en Europe, le COOLPIX S3100. Ses atouts ? Sa finesse, son look et ses performances. Avec cet appareil, la photo est un véritable plaisir grâce à sa gamme de modes scène, son autofocus rapide et précis avec suivi du sujet. Pour voir la vie tout en couleurs, le COOLPIX S3300 vous propose de zoomer sur ses coloris éclatants grâce à son zoom NIKKOR 6x stabilisé optiquement. Les passionnés de photos soucieux de leur élégance et de la qualité de leurs images seront servis !
Le COOLPIX S3300 se décline en six couleurs, Rouge Crazy, Noir Envoûtant, Bleu Navy, Rose Paradise, Ultra Violet, Vert Caraïbes et sera proposé à partir de février 2012 au prix de vente estimé de 129€ TTC.
COOLPIX S2600, L25 et L26 : un trio de Nikon pour tous
Les COOLPIX S2600, L25 et L26 sont accessibles en tout point de vue.
Le COOLPIX S2600, avec son look ravageur (tatoué d’une arabesque sur le modèle violet) propose 14 millions de pixels et un zoom optique 5x stabilisé. Le simplissime COOLPIX L25 vous décomplexera de la photographie avec son mode auto simplifié. Quant au fonctionnel COOLPIX L26, ses 16 millions de pixels et son mode vidéo HD 720p vous apporteront confort et souplesse pour capturer vos plus beaux souvenirs.
Le COOLPIX S2600 se décline en quatre couleurs, Noir Envoûtant, Rouge Crazy, Rose Paradise, Violet Arabesque et est proposé depuis janvier 2012 au prix de vente estimé de 99€ TTC.
Le COOLPIX L25 se décline en trois couleurs : Noir Envoûtant, Rouge Intense, Blanc Eternel et sera proposé à partir de février 2012 au prix de vente estimé de 69€ TTC.
Le COOLPIX L26 est proposé en Noir Envoûtant et à partir de février 2012 au prix de vente estimé de 99€ TTC.
Kadir Von Lohuizen, photographe de l’agence Noor est parti pour un périple de 28 000 km du Sud au Nord du 'nouveau continent'. Un voyage pan-américain de 10 mois dans 15 pays à la rencontre des peuples qui y vivent. Premier acte.
Mon point de départ est Puerto Toro, le point le plus méridional de la Tierra del Fuego (Patagonie) en Amérique du Sud, juste au nord du Cape Horn. Sur les cartes c’est assez facile à trouver ; pour y arriver cependant, c'est une autre histoire. La ville est desservie par un ferry, une seule fois par mois…
Mon projet durera un peu moins d’un an et puisque mon terminus est Deadhorse au nord de l'Alaska je vais traverser quinze pays dans mon voyage. Cela me donne une à trois semaines par pays ; pas beaucoup pour un photographe documentaire qui est habitué à prendre son temps.
Que faire alors? Je demande à mon guide de contacter la marine Chilienne pour voir s’ils sont prêts à m’emmener. Et devinez quoi, ils le sont! Tôt le matin, un vaisseau naval m’attend. Après seulement deux heures il jette l'ancre et un zodiak m’escorte à terre.
Puerto Toro est minuscule : seize familles et un silence assourdissant. La population d'origine indigène, les Yagan, ont disparus pour être remplacés par des familles d'immigrés venues pour la pêche. Je suis dans un village où rien ne se passe alors que je n’ai que quelques heures pour prendre photos et vidéos.
Je fais alors la connaissance de José Katrin, un parfait marin un peu bourru mais avec un cœur en or. Il me traîne chez lui pour rencontrer sa femme, Sonia qui ne cesse de papoter et de rire. Elle me dit qu’elle est arrivée avec son père à Puerto Toro il y a quarante ans sur un canoë à la recherche d’un nouvel endroit pour vivre et qu’ils ne l’ont jamais quitté depuis. Il leur avait fallu 4 jours pour effectuer le voyage quand cela m’a pris 2 heures à peine.
Plus loin, je rencontre trois pêcheurs en escale à Puerto Toro, point de repos apprécié par les pêcheurs combattant la mer agitée autour du Cap Horn.
Le voyage de retour est tout simplement extraordinaire, la pluie et le soleil jouant au chat et à la souris. Tout autour de nous, des dauphins, des baleines, et soudain un arc-en-ciel ; je ne prends pas souvent de photographies en couleurs mais cette fois si je ne peux pas m’en empêcher.